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La présidente de la SHC fait part 
de ses commentaires au CRSH
sur la politique de libre accès des trois organismes

Ottawa, le 11 décembre 2013

Consultation sur la version préliminaire de la Politique de libre accès des trois organismes

À qui de droit,

Merci de vouloir obtenir notre avis sur la version préliminaire de la Politique de libre accès des trois organismes. La SHC étudie de près les développements rapides au sujet de l’accès libre.

Nous avons isolé cinq préoccupations majeures :

- que toute transition vers un modèle plus ouvert ne se fasse pas au détriment des petites publications comme celle de notre association, la Revue de la Société historique du Canada;

- encore plus directement, pour des associations professionnelles et académiques comme la nôtre, la santé financière et la force de l’organisation dépendent largement de la santé de ces publications.  Leur vulnérabilité rejaillirait sur les associations comme la nôtre;

- que toute transition ne compromette pas la possibilité pour les chercheurs qui ne sont pas riches de pouvoir publier, comme plusieurs des nouveaux modèles semblent demander aux auteurs de financer certains des coûts de production;

- le raisonnement des agences de subventions qui fait s’équivaloir ouverture, gratuité et argent public est souvent trop rapide, simpliste et erroné.  Il relève d’un discours que la Fédération et ses membres sont bien placés pour critiquer, et replacer dans un contexte de débats et de réflexions sur la nature de la vie publique. 

- rien n'a été dit sur ​​la façon dont le CRSH prévoit soutenir les revues qui décident d'adopter une politique de libre accès.

Recherche numérique

L'ébauche de la Fédération rencontre les préoccupations des historiens et des chercheurs intéressés par le passé.   

Au nombre des acteurs que le CRSHC devraient consulter en ce qui concerne les archives et bibliothèques, en vue d’assurer la compréhension de l'histoire et du patrimoine,  nous ajouterions les historiens et archivistes eux-mêmes, en dehors des institutions nationales et provinciales.  Cela permettrait de prendre le pouls des débats et des meilleures pratiques sans se borner aux positions plus officielles, et serait davantage en accord avec le but de la Fédération d'adopter une approche du bas vers le haut.  

En outre, le CRSHC pourrait aussi se renseigner, par leur entremise et autrement, sur les pratiques d'autres pays reconnus pour leurs avances dans le domaine de la préservation et de la gestion des documents numériques.

Le besoin pour les chercheurs de rendre des comptes au CRSHC en ce qui concerne la gestion des données est louable.  Mais il faudra élaborer les critères d'acceptabilité avec soin.  Trop souvent, et de façon croissante, les formulaires d'évaluation provenant du domaine des affaires privilégient de ce qui est immédiatement quantifiable, dans des processus qui demandent des évaluations trop fréquentes et superficielles.  Les grilles devraient être approuvées, encore là, du bas vers le haut.

Bien à vous,

Dominique Marshall
Présidente de la Société historique du Canada

 

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