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Mai 2009 - Résolution des membres de la SHC sur la censure et la xénophobie - Union européenne

 L'Assemblée générale des membres de la Société historique du Canada tient à émettre de vives préoccupations au sujet de la décision-cadre du Conseil de l’Union européenne, notamment des dispositions prévoyant l’imposition de sanctions pénales, par des tribunaux administratifs aptes à introduire une instance judiciaire, contre toute personne qui publie une œuvre historique jugée raciste ou xénophobe.


Comme toute recherche scientifique, le travail de l’historien est soumis à un processus d’examen par les pairs; il fait donc l’objet d’une évaluation critique par les membres de la collectivité scientifique à laquelle le chercheur appartient. L’interférence d’une tierce partie et la menace de sanctions juridiques ne peuvent avoir pour effet que de biaiser la recherche et d’intimider les chercheurs.


Toute restriction imposée à la liberté de recherche ou d’expression, aussi sincère qu’elle soit, enfreint un principe fondamental de la recherche scientifique, à savoir que le chercheur doit pouvoir étudier tout aspect du passé et rapporter sans crainte de représailles ce que les sources révèlent.


Pour ces raisons, la Société historique du Canada enjoint le Conseil de l’Union européenne et ses États-membres d’envisager les répercussions graves de la décision-cadre sur la liberté de recherche et d’expression, et en conséquence d’assouplir sa mise en application.

 
 

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